Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Dans des propos relayés par des médias iraniens, le général Mousavi a présenté la situation sécuritaire régionale comme intrinsèquement interconnectée, soulignant qu’une escalade contre l’Iran ne pourrait rester limitée dans le temps ni dans l’espace. Selon lui, les calculs fondés sur une opération « rapide » ou « maîtrisée » ignorent les réalités du terrain et les capacités de dissuasion développées par la République islamique au cours des dernières décennies.
Le responsable militaire a affirmé que la doctrine de défense iranienne repose sur la prévention de la guerre, mais qu’elle exclut toute tolérance face à une agression. Il a insisté sur le fait que l’Iran « ne cherche pas le conflit », tout en avertissant que toute attaque ou toute tentative de harcèlement contre le pays déclencherait une réponse ferme, destinée à protéger la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.
D’après l’état-major iranien, la multiplication des menaces et des démonstrations de force, notamment via des déploiements militaires et un discours public agressif, contribue à accroître l’instabilité en Asie de l’Ouest. Dans ce contexte, le général Mousavi a estimé que les acteurs externes qui misent sur l’intimidation s’exposent à des conséquences imprévisibles, notamment en raison de la densité des points de friction, de la présence de forces étrangères dans plusieurs pays, et de la sensibilité des voies énergétiques et commerciales.
Le chef d’état-major a également évoqué la dimension stratégique d’un éventuel affrontement, affirmant que l’Iran a acquis une expérience opérationnelle et des capacités défensives qui renforcent l’équation de dissuasion. Il a ajouté que les menaces n’ont pas modifié les principes fondamentaux de la République islamique et que, au contraire, elles ont poussé le pays à consolider son autonomie dans des secteurs clés, en particulier ceux liés à la sécurité.
Des observateurs notent que cette déclaration intervient alors que la région reste marquée par une accumulation de crises et une polarisation croissante, avec des épisodes récurrents d’escalade verbale entre Téhéran et Washington. Plusieurs analystes estiment que l’avertissement iranien vise à dissuader toute option militaire en soulignant le risque d’un embrasement élargi, et en rappelant que les coûts d’une confrontation ne se limiteraient pas à un seul théâtre.
Sur le plan diplomatique, les autorités iraniennes affirment régulièrement que la stabilité régionale dépend du respect de la souveraineté des États, de la fin des politiques de menace et de l’abandon des sanctions unilatérales. L’Iran soutient que les voies de désescalade passent par des mécanismes de dialogue fondés sur l’égalité et le respect mutuel, et non par la pression.
En conclusion, le général Mousavi a réitéré que les adversaires de l’Iran « savent » qu’une guerre imposée se retournerait contre ses initiateurs, en élargissant la crise à la région et en infligeant des coûts lourds à ceux qui en seraient les architectes. Selon lui, la dissuasion iranienne vise précisément à empêcher qu’un tel scénario ne se produise, tout en garantissant une capacité de réponse en cas d’agression.
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